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5 preuves que Gengis Khan est le conquérant le plus badass de l’Histoire

Qui donc n’a entendu parler de lui ? Qui n’a jamais senti, à travers l’Histoire, la puissance de l’Asie médiévale ? Des dynasties chinoises ? Des Huns et des Tartares ? Captez-vous l’énergie exceptionnelle des grands conquérants ? Peut-être connaissez-vous les noms mythiques d’Attila, Alexandre le Grand, Jules César et Napoléon ? Gengis Khan était de cette trempe-là. En réalité, c’était peut-être le plus grand de tous : l’Histoire parle d’elle-même.

Si vous le voulez-bien, passons au salon : il s’y trouve un très beau souvenir du Temps qu’il faut raconter…

Armée de Gengis Khan en terre au Mont Khan, Mongolie (source)

Gengis Khan ne s’est pas toujours fait connaître sous ce nom. À l’origine, il s’appelait Temüdjin, et il était le fils du chef d’un clan mongol. Etait-il prédestiné à devenir le chef d’orchestre de l’Empire Mongol, le plus large territoire unifié du monde connu ?

Lors d’un festin avec une tribu Tatare, le père de Temüdjin meurt empoisonné. Son fils est trop jeune pour prendre sa succession, et laisse – à contrecoeur – les rênes à la tribu des Tayitchiout, qui l’abandonnent, lui et sa famille, dans les steppes.

Ne pas confondre Tatars et Tartares !

Les Tatars sont un peuple bien précis. Ils parlent une langue turque, le Tatar. Ils sont aujourd’hui majoritairement musulmans et chrétiens orthodoxes. Les Tartares sont un rassemblement de plusieurs peuples Turcs d’Asie.

1) Le côté sauvage d’un fils de chef

La suite de sa vie est pleine de péripéties ! Il est capturé, s’évade, et plus tard assassinera son demi-frère car ce dernier lui aurait volé une alouette et du poisson. Son caractère se développe vite, et son entourage comprend rapidement qu’il vaut mieux ne pas jouer avec les nerfs du jeune et vigoureux Temüdjin.

Or c’est une règle d’or que les tribus voisines connaissent mal. L’année de ses 19 ans, un soir, des maraudeurs enlèvent sa femme, la douce Börte, et le jeune homme explose. Il s’organise et la retrouve enfin après neuf mois de recherches. Il massacrera méthodiquement toute la tribu coupable, les Merkit, aidé de quelques acolytes dévoués. Il délivre ainsi sa femme, mais la trouve enceinte. De lui ? Mais comment en être sûr ? Assailli par le doute, il fait pourtant preuve de clémence et accepte son rejeton, qu’il nommera Djötchi.

2) De Temüdjin à Gengis Khan : l’ambition fait tout

Après ce premier succès, Temüdjin prend une grande confiance en lui. Il s’emploie petit à petit à unifier tous les clans qu’il rencontre sur son chemin grâce à ses talents exceptionnels de politicien et stratège militaire. Très fort par-dessus le marché, jeune et dynamique, il a comme qui dirait “la gueule de l’emploi”. Il y gagne des amis fidèles, qui deviendront par la suite ses quatre chiens féroces : Djebé “la flèche”, Djelmé (qui lui sauva la vie), son frère Subotaï, et Bortchou.

Il devient rapidement populaire dans toute la région, et est élu Khan de la coalition des tribus, c’est-à-dire leur chef. Il instaure immédiatement des lois morales et de nouvelles règles : le Yasaq.

Portrait de Gengis Khan

En 1201, la Bataille des Soixante-Dix Manteaux le projette sur un piédestal lorsqu’il réussit à écraser ses rivaux mongols, les Turcs et ses ennemis de toujours, les Tatars.

C’est alors que naît la Mongolie, pays unifié et sous le contrôle total de Temudjin, qui devient dès lors et pour toujours le légendaire Ĉingis Xaan : le souverain universel.

3) Gengis Khan, grand stratège et homme patient

Gengis Khan développe progressivement un nouveau système militaire : les armées sont décomposées en puissances de 10 : des groupes de 10 soldats composent des escadrons (100 soldats), qui composent des gouranes (1000 soldats), qui composent les toumanes (10 000 soldats). L’armée mongole n’a jamais contenu plus de 25 toumanes. Il incorpore aussi définitivement les Tatars à son armée, et n’oublie pas de couper beaucoup de têtes.

Cela peut paraître fou, mais certains assurent que chaque soldat de l’armée de Gengis Khan disposait à sa guise de 4 à 7 chevaux. Ces cavaliers étaient entraînés avec acharnement à devenir d’excellents archers, ce qui donna naissance à une armée extraordinairement mobile et précise. Pourtant faible en effectifs, l’armée mongole devint alors l’une des plus dangereuses de son temps, car mûe par une tactique redoutable. Aux commandes, Gengis Khan jouait constamment 2 coups en avance, et avait tout pensé pour frapper vite, et fort.

  • La cavalerie légère harcelait l’adversaire en coordonnant des percées. Telle les Cosaques russes des siècles plus tard avec Napoléon, elle rendait les soldats fous et les conduisait à la désorganisation et la dispersion.
Un cavalier mongol (source)
  • Les espions de Gengis Khan étaient ses yeux et ses oreilles. Ils le tenaient au courant de tout, car ils étaient infiltrés longtemps à l’avance dans les forces ennemies : l’heure du petit-dej du chef adverse, sa cravate préférée, son facebook… rien n’échappait au Grand Khan.

Bloqué à la Grande Muraille de Chine, il décida de prendre la Mandchourie pour ne pas perdre de temps, et au retour trouva tout de même un passage et dévasta méticuleusement le pays avec trois armées.

Khwarezm (gauche) contre Mongols (droite) – source

Au même moment, des émissaires mongols sont exécutés. Son sang ne fait qu’un tour : Gengis Khan envoie 200 000 hommes et vient à bout en deux ans seulement du royaume de Khwarezm, occupe Samarcande, et contrôle ainsi la route de la soie, qu’il vient de rouvrir.

C’est où Khwamachinchouette ?

Le royaume de Khwarezm était situé au Sud de la Mer d’Aral dans ce qui est comprenait l’Iran, l’Afghanistan et la Transoxiane (Ouzbékistan + Khazakstan). C’était une région plutôt grande, en effet.

4) L’apogée de l’empire Mongol et la démonstration de puissance

S’il était très tolérant avec les autres religions, Gengis Khan était un type assez rancunier et jurait souvent de revenir se venger. En 1226, il tient parole et part faire sa fête à l’empereur Xia Occidental : il attaque l’Empire Tangoute avec pas moins de 180 000 hommes.

Le royaume de Khwarezm (source : Wikipedia.org)

Il pourchasse également Muhammad Chah, qui gouvernait ce fameux royaume de Khwarezm. C’est lui qui avait dédaigné Gengis Khan et lui avait exprimé son mépris en décapitant son messager. Muhammad meurt pendant la chasse à l’homme et laisse un fils, Djalal-Al-Djin, dont l’armée est progressivement massacrée par les forces mongoles de Gengis Khan.

5) “Un bilan impressionnant et un bon casting à la succession” – Pandorama

Sentant alors sa fin venir, Gengis Khan désigne son fils Ögödei comme successeur, au lieu de Djötchi l’aîné mais, rappelez-vous, Temüdjin avait quand même de gros doutes. Gengis Khan meurt en 1227 et sera enterré sous un arbre dans les steppes, à un lieu encore inconnu aujourd’hui. Après Ögödei, sa famille se succèdera progressivement jusqu’en 1260, date à laquelle Kūbilaï Khan prend le pouvoir et termine le travail de son grand-père.

Expansion de l’Empire Mongol (source)

Au total :

  • Une administration fonctionnelle dans les pays conquis
  • 40 millions de pertes humaines (Mao : autour de 50 millions)
  • Plus de 33 millions de km2 de territoire conquis

L’Empire Mongol à son apogée est le plus vaste empire ayant jamais existé. Allant de l’Océan Pacifique à la Hongrie, en passant par la Russie, il fut pourtant maintenu stable sur moins de 100 ans et laissa des traces indélébiles dans l’Histoire de l’humanité.

Alors, convaincu ?

André

André

Si vous me lisez, j'espère que vous passez un bon moment. Je suis un passionné de musique et des relations sociales. N'hésitez pas à me contacter si vous voulez papoter !

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André

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