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L’histoire du Chat de Schrödinger expliquée simplement

Il est une histoire des sciences que tout le monde connaît plus ou moins : celle du chat de Schrödinger. Je vais vous la raconter rapidement comme n’importe qui vous la raconterait, sans chercher à l’expliquer.

Erwin Schrödinger, l’un des piliers de la physique quantique, a imaginé une expérience de pensée à base de boite et de chat mort-vivant. Une expérience de pensée, c’est tenter de résoudre un problème en utilisant uniquement son imagination. C’est se poser la question : “que se passerait-il si….. ?”.

Le bon Erwin a donc imaginé l’expérience suivante : il enferme son chat dans une boite close, contenant un dispositif qui tue l’animal dès qu’il détecte la désintégration d’un atome d’un corps radioactif. De l’extérieur, on ne peut pas savoir ce qui se passe dans la boite.

En clair : le chat dans la boite peut vivre ou mourir, sans que l’on sache ce qui se passe depuis l’extérieur.

Dessin de l'expérience de Schrödinger
Dessin de l’expérience de Schrödinger

Schrödinger était-il un psychopathe, pour inventer cette expérience ?

Oh non, Erwin n’était pas dingue. Il a proposé cette expérience pour une bonne raison : il voulait confronter les gens aux paradoxes de la physique quantique.

Du temps d’Erwin Schrödinger, la physique quantique n’était pas encore vraiment acceptée par tous les scientifiques. En particulier, la théorie de la superposition quantique posait carrément problème.

Cette théorie nous explique que dans le monde quantique (c’est-à-dire à l’échelle de l’atome),  une particule – prenons un électron – peut être à plusieurs endroits en même temps. Vous devriez vous dire : “What ? Que l’on parle d’un électron ou d’une balle de tennis, comment un objet peut-il être à plusieurs endroits à la fois ?!”

Voila comment c’est possible (spoiler : c’est la faute aux maths)

Lorsqu’on parle des théories quantiques, il n’y a (presque) qu’une chose à garder en tête : la physique quantique est née grâce aux maths et continue à vivre grâce aux maths.

En physique classique, on dispose d’équations mathématiques pour décrire le monde qui nous entoure. On connaît par exemple l’équation “P = mg”, pour calculer un poids. En physique quantique aussi, il existe un tas d’équations pour décrire ce qui se passe à l’échelle de l’atome.

Et accrochez-vous (ouais, bon, j’exagère) : l’équation pour connaître la position d’un électron à un instant donné fait rentrer en jeu des probabilités. Autrement dit, un électron a “x% de chance d’être ici, y% d’être là, z% d’être ici ou là”. Mathématiquement, cela se traduit littéralement par : “l’électron est aux trois endroits en même temps“.

Voila pourquoi on parle de superposition quantique.

Wouahou ! Bref, donc le chat, il meurt à la fin ou pas ?

Vous avez raison, revenons-en au chat. Schrödinger a proposé cette expérience de chat dans une boite pour une raison assez simple : il voulait illustrer les paradoxes de la physique quantique à l’échelle humaine. Au lieu de parler d’un électron et d’un atome (dont tout le monde se fiche et que personne ne comprend), il a pris l’image d’un chat tout mignon.

Dans sa boite, le chat est accompagné d’un horrible mécanisme qui casse une fiole de poison s’il détecte la désintégration d’un atome d’un corps radioactif (voir le dessin plus haut).

Pas la peine de savoir à quoi correspond la désintégration d’un atome, blablabla. Tout ce qu’il faut comprendre, c’est que cet évènement de désintégration est totalement aléatoire. Autrement dit, personne au monde, pas même le scientifique le plus doué, ne serait capable de vous dire à quel moment le mécanisme dans la boite se déclenchera (ou même s’il se déclenchera).

Maru, un des chats les plus drôles du web
Maru, un des chats les plus drôles du web

Schrödinger s’imagine donc à côté de cette boite totalement fermée et se dit :

Je n’ai aucun moyen de savoir si le mécanisme s’est déclenché. Si mon chat était un objet quantique, je dirais qu’il est à la fois mort et vivant car selon la théorie de la superposition quantique, c’est tout à fait possible.

La seule manière pour lui de savoir si son chat est mort ou vivant, c’est d’ouvrir la boite et de constater. Lorsqu’Erwin ouvrira la boite, on parlera de décohérence quantique. La situation ambiguë (“mort ou vivant ?”) se résout instantanément car une fois la boite ouverte, le minou n’est plus “ou mort ou vivant”, il est clairement soit l’un, soit l’autre.

J’insiste sur la forme : Schrödinger dit que son chat est “mort ou vivant” car il s’est amusé à décrire le monde qui l’entourait avec une théorie propre à la physique quantique (la théorie de la superposition quantique). Or, les théories quantiques ne peuvent pas être utilisées pour décrire le monde à notre échelle. Elles ne fonctionnent qu’à l’échelle de l’atome.

Que faut-il retenir de cette expérience ?

Conclusion n°1 : la physique quantique doit rester quantique

J’aurais l’occasion d’y revenir dans un autre article mais la première conclusion est la suivante : les propriétés de la physique quantique doivent rester dans le monde quantique. Exporter les propriétés quantiques dans notre monde macroscopique conduit à des situations irréalistes, comme un chat mort et vivant en même temps.

À l’échelle de l’atome, le fait qu’un élément soit tout et son contraire est interprétable (voir l’interprétation de Copenhague). À notre échelle humaine, cela n’a aucun sens et aucun intérêt.

Les gourous (ceux des sectes) et les mordus de développement personnel adorent la physique quantique et l’utilisent de plus en plus dans une optique marketing (du gros lol ici par exemple). Ils font dire à la PQ des trucs absurdes du genre “il n’existe pas une réalité mais une superposition de réalités, blabla”. Ces gars là sont des tordus et n’ont rien compris à la PQ.

Conclusion n°2 : le chat n’est pas un objet quantique

À l’échelle de l’atome, les choses se déroulent de manière aléatoire. Un électron est un objet quantique. Un chat n’est pas un objet quantique car il ne dispose d’aucune propriété quantique. En d’autres termes : il ne suit pas le principe de superposition quantique.

Une pièce de monnaie n’est pas non plus un objet quantique : lorsque vous jouez à “pile ou face”, la pièce tombe soit sur pile, soit sur face, soit sur la tranche. On ne peut pas dire que la tranche soit une superposition de deux états, c’est un état comme un autre.

Conclusion n°3 : il existe peut-être des univers parallèles

L’interprétation de Copenhague est un courant de pensée qui cherche à donner une interprétation cohérente aux phénomènes quantiques. Par exemple : “À quoi correspond intellectuellement un objet quantique qui est dans deux états à la fois (par exemple une particule qui est à deux endroits différents en même temps) ?”. Avec l’expérience du chat, on vient de voir que donner un sens à ce truc délirant n’est pas du tout facile.

Selon l’interprétation de Copenhague, l’état quantique n’a pas de sens physique. Selon cette interprétation, il est inutile de chercher une signification physique, réelle, palpable, à ce qui n’est et ne doit rester qu’une pure formule mathématique. Autrement dit : la superposition quantique est en quelque sorte un artifice mathématique utile dans les calculs des physiciens quantiques qui ne peut pas être illustré.

Pour une autre interprétation, la Théorie d’Everettl’état de superposition admet une interprétation physique. Les états superposés (chat mort et chat vivant) existeraient dans une infinité d’univers parallèles. Par exemple : si le chat de Schrödinger était un objet quantique, alors il serait mort dans un univers et vivant dans un autre univers parallèle. Lorsque Schrödinger ouvrirait la boite pour voir comment va son chat, il serait instantanément transporté dans l’un des deux univers créés, en fonction de l’état du chat. Why not ?

Aucune interprétation ne fait aujourd’hui l’unanimité des physiciens.

Pour résumer en 2 mots

En physique quantique, c’est-à-dire à l’échelle de l’atome et de l’électron, certaines particules peuvent être dans deux états contraires en même temps. On appelle ça la superposition quantique. D’un point de vue mathématique c’est tout à fait exact : un électron est mathématiquement à plusieurs endroits à la fois, car on utilise des calculs de probabilité pour connaître sa position. Il est “peut-être là, ici ou encore là”. Chaque position étant associée à un  coefficient de probabilité.

D’un point de vue physique, il y a deux écoles : d’abord l’école de Copenhague, qui dit que la superposition quantique ne doit pas chercher à être illustrée. Elle réfute l’histoire du chat de Schrödinger qui, selon elle, n’a aucun intérêt car la superposition quantique ne doit pas être interprétée physiquement. Le phénomène doit rester un concept mathématique.

Ensuite, la théorie d’Everett qui nous dit que concrètement, il existe peut-être des univers parallèles pour chaque état superposé.

Stéphane

Stéphane Paton

Auteur turbulent, et fondateur de l'Institut Pandore. Je me lasse de tout, sauf d'apprendre et de dire des gros mots. J'écrivais sous pseudonyme (Félix Boussa et Charles Cohle).

59 commentaires

  • Excellent article comme le premier j’aime beaucoup !

    Par contre,j’ai une question : le chat est dans quel état quand il ouvre la boite ?

    • Salut Julien,

      Étant donné que Schrödinger n’a jamais fait l’expérience (c’est une expérience de pensée, un truc imaginaire), je ne pourrai pas te donner la réponse. Mais on pourrait très bien imaginer les deux issues possible à l’expérience.

      Dans tous les cas, pendant l’expérience (lorsque la boite est close avec le chat dedans), on pourra dire “le chat est mort et vivant”. Encore une fois, si Schrödinger utilise cette formulation bizarre pour parler de son chat, c’est parce qu’il utilise la façon de penser de la physique quantique. En physique quantique (à l’échelle de l’électron donc), dire qu’une particule est “ici ET là en même temps” ou “excitée ET non-excitée en même temps” n’a rien de choquant. Ça devient choquant quand on utilise cette manière de penser à l’échelle macroscopique, sur un chat par exemple. C’est le but de Schrödinger avec son expérience : montrer que le mode de pensée de la physique quantique ne doit pas être utilisé pour décrire notre monde macroscopique.

      Suite à son expérience, disons que Schrödinger ouvre la boite. Dans sa tête, son chat est à la fois mort et vivant. Mais toujours en suivant un des principes de la physique quantique, il sait qu’en observant le résultat (en ouvrant la boite), il va se passer ce qu’on appelle un “effondrement de la fonction d’onde“.

      Autrement dit en ouvrant la boite, l’objet qui était dans un état superposé va subitement ne passer que dans un seul état. Concrètement ça veut dire que le chat, qui était MORT ET VIVANT, va subitement être soit mort, soit vivant, à l’instant où on ouvrira la boite.

      À l’échelle de l’électron, l’effondrement se justifie bien (si tu as envie d’aller plus loin : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9coh%C3%A9rence_quantique). Mais à l’échelle humaine, encore une fois, ça devient assez absurde de voir les choses comme ça.

      Pour résumer, tout est question de formalisme. Si tu demandes à un enfant de te décrire l’expérience de Schrödinger il te dira “le chat est mort, peut-être pas, je saurai en ouvrant la boite”. Il aura raison de dire ça.

      Si tu demandes à un physicien quantique de décrire la même expérience, il te dira “Par le principe de superposition quantique, le chat est mort ET vivant. Pour fixer son état, il faut l’observer en ouvrant la boite et provoquer un effondrement de sa fonction d’onde. Ainsi, le chat sera subitement mort OU vivant.”

      L’enfant aura utilisé un formalisme classique, le physicien un formalisme quantique. Les deux décrivent l’expérience à leur manière.

      Merci beaucoup pour ton commentaire, j’espère à bientôt !
      Stéphane

      • merci Mr Stephani pour ces éclaircissement mais comment on pourrait convaincre physiquement un apprenant en s’éloignant du model mathématique .

  • Merci Stéphane,
    Superbe article !
    J’espère que tu continueras cette série sur la physique quantique, jusqu’à aboutir aux grandes questions actuelles.
    L’ordinateur quantique, la cryptographie quantique ou bien la téléportation quantique.

  • J’ai lu le livre « La Physique Quantique ». Cela m’à rappelé mes cours de faculté et je me suis rafraîchi la mémoire. J’ai toujours été perplexe avec la Physique Quantique qui pour moi n’est rien d’autre qu’un jeu de probabilié pour grands mathématiciens. Le problème pour trouver 5 boules du loto sur 49 est exactement le même que pour trouver 5 électrons à un endroit dans un atome de Bore. Qu’en serait il si le boulier se trouvait dans de l’eau? ou dans du sable? N’est ce pas nous qui sommes emourbés dans la matière? La vraie science n’est peut être pas de ce monde? ni ans le monde Quantique?
    Comme je vois que je m’y suis pris à trois fois pour écrire ce message le monde quantique semblerait bien maladroit lui aussi pour ne pas pourvoir se comporter d’une manière déterministe, saus si on lui ajoute un capuchon déterministe sur la marmite. Mais ou est le cuisinier? et à quoi sert il? et pour Qui? et pour Quoi?

  • Merci pour cet article très clair ! La Physique quantique me semble déjà un peu moins obscure.
    Un article sur le qubit m’intéressera aussi grandement (et je pense que je ne serai pas le seul).

  • Si je ne me trompe pas, c’est pas la fin de l’histoire.
    Les équations sont probablistes, mais pas parce que “la particule a une certaine probabilité de se trouver en x” (représentation corpusculaire incorrecte), mais parce que “la particule quantique EST tout l’objet mathématique décrit par une densité de probabilité”.
    La nature probabiliste de l’équation fait partie de la nature de la matière.
    Ainsi, par exemple, l’expérience des fentes de Young ne marche pas si on se dit “la particule se trouve soit en [x1,x2] avec la proba P1, soit en [x2,x3] avec la proba P2, …”, car dans ce cas, on ne peut pas expliquer les phénomènes de superposition destructive ou constructive.
    En effet, prenons la représentation corpusculaire où simplement “je ne sais pas où la particule est”. Dans ce cas, la particule passant dans la fente de gauche ne devrait pas connaitre l’existence de la fente de droite et donc il n’y a pas de raisons d’avoir les superpositions.
    En réalité, la présence de la fente de droite influence le résultat parce que avant décohérence quantique, la particule est un objet décrit par une équation probabiliste où elle est passée avec une certaine probabilité à gauche et une certaine probabilité à droite (la particule a donc connaissance des deux fentes).

  • J’ai du mal à comprendre le saut qui se fait entre les 2 échelles, microscopique et macroscopique. Si on dit, comme vous le faites, que les lois de la physique quantique ne valent que pour les atomes, les quantas etc, comment extrapoler jusqu’à parler “d’univers parallèles” comme avec la théorie d’Everett ? De même dans la conception de Bohm, qui projette une vision de l’univers à l’échelle cosmique, à partir justement des lois de la physique quantique ? Il semble bien que la frontière ne soit pas si nette, non ? Je cherche à comprendre ! Est-ce qu’il est inexact de dire que les découvertes sur la physique quantique peuvent changer notre vision de la réalité de l’univers ?

  • Bonjour, je pense l’inverse.. Que justement la PQ est notre avenir et qu’il est tout a fait possible de l’utiliser a notre echelle. Prenon une fourmis par exemple, elle se deplace rapidement quand on l’a regarde, mais a l’echelle de la fourmis sont allure est dite normale voir lente… Un atome se deplace a plus d’un milliard de km a la seconde, mais dans le monde des atomes c’est une vitesse normale ou lente. Ce qui nous donne la theorie que les atomes se teleportent avant meme de se deplacer. Pour nous c pareil, nous sommes dans un cycle de vis qui nous parait lent ou normal mais si on va au dessus de nous, s’il y a un autre monde au dessus de nous, notre vitesse sera probablement ultra rapide pour ce monde. Ce qui est plotot fascinant c’est de savoir qu’un atome est une onde et qelle est particule uniquement s’il est regarder…. Da c’est troublant, car sa signifierait que nous tous, et tout ce qui nous entoure, la terre, les etoiles etc, existent uniquement parce qu’elles sont regardees……si notre univers n’etait pas regarder alors nous ne serions pas matieres mais onde et donc inexistant. Voila pk la PQ pose probleme, personne ne veut accepter qu’il y a plus grand que l’Homme, saug pour les croyants (pas forcement religieux). L’Homme veut se prouver quz la vie existe ailleurs, il restera le dominateur, et si la theorie scientifique de la PQ prouverait en detail au monde qu’en effet on n’existe que parce que l’etre nous regarde, ce serait le chaos total sur la terre, de voir que l’Homme a fait fausse route toute sa vie….. 🙂

  • Bonsoir, votre article : c’est du grand art. Bravo !
    Quelle capacité didactique et en plus avec une pointe d’humour.
    J’ai lu tellement sur le fameux Chat sans comprendre vraiment. Je sais maintenant que ceux qui avaient écris n’avait peut-être pas compris vraiment… D’où la pertinence du titre que vous avez bien choisi.
    Meilleures salutations.

  • Merci pour cette explication à la fois humoristique et surtout lumineuse, à moi pauvre terrien … la physique quantique expliquée aux nuls… bravo Stéphane et continuez à nous rendre intelligent… (prochain repas entre amis, je fais “péter” ma science avec l’expérience du chat de Chrodingé… j’avais dit que j’étais nul …).

  • Excellent article.
    Je suis un étudiant en physique et je félicite votre capacité pédagogique que pas beaucoup de mes professeurs ont (désolé s’il y a des fautes de rédactions je ne suis pas français)

    J’aurais une question par rapport à quand on parle du spectre (ex: de l’hydrogène), javais compris que les “raies” étaient à chaque fois (dans chaque structure, fine hyper-fine, etc), les différents états d’énergie de l’atome. Mais pourquoi on parle de la longueur d’onde émise par l’hydrogène (réussite de la mécanique quantique), est de 21 cm; cette longueur d’onde est la réunion de tous les états possibles où il peut se trouver l’hydrogène? et si oui, pourquoi est-il une réussite vu que on pourrait encore diminuer les possibilités, (enfin je la trouve assez grande, je pense que je n’ai rien compris le rapport de la mécanique quantique au “spectre démission”)

  • la physique quantique et l homme sont lier qu on le veuille ou pas
    la physique quantique est l étude des atomes et de leurs interactions dans la matière , on peut même parler de décomposition de la matière quel qu ‘elle soit et si on prend la peine de ce pencher sur étudie l homme et tout ce qui l’entour on ce rend conte que l’homme est comme la matière , que l homme est matière , que comme tout élément , l homme est constitué d’ atomes qui interagissent entre eux ! ( prenez la peine d’y réfléchir )

    en ce qui concerne la superposition quantique , cela me fait penser au paradoxe du multivers qui voudrais qu’ en un temps donner , l homme pourrait ce trouver ( selon l’action qu’il accomplit ) dans plusieurs couloirs temporel simultanément .

    • Bonjour,

      Personne n’a jamais nié que l’homme est composé d’atomes, c’est même le point de départ de ce blog. Concernant le multivers : c’est l’une des réponses possibles à la superposition quantique (c’est d’ailleurs expliqué dans l’article).

      Stéphane

  • en effet.
    je n avais pas tout lu , je m’ étais juste contenter de lire ce qui concerne le chat de schrödinger .
    je n ai pas lu plus loi que jusqu’au chapitre VOILA COMMENT C EST POSSIBLE .
    ( faut dire qu’ a 3h du matin je n’ai pas eu le courage de tout lire )

    cordialement

  • Merci pour cette article ! Il est pédagogiquement très bien… Vous faite un travail extraordinaire . La physique quantique est un peux l arlésienne de la physique confirmiste . On sait que l univers est fait de hasard et de probabilités et que ce hasard fait que nous somme la à en parler ! Donc nous l’univers et tout ce qui suit la singularité que nous connaissons tous le big bang est fait quantique… .

  • Exellent ludique et amusant.
    Question, si je suis dans mon canapé et que je m’imagine au restaurant ou que je suis au restaurant et que je m’imagine dans mon canapé, ou que je suis au restaurant,que je m’imagine dans mon canapé m’imaginant que je suis au restaurant!! suis je à deux endroits en même temps?
    C’est pas très clair mon truc….

    • Éliane,

      La réponse est non, sans ambiguïté. En tous cas, ce n’est pas la question que pose la physique quantique et l’expérience de pensée de Schrödinger.

      Merci pour votre commentaire !
      Stéphane

  • A propos de de la question de Sara, évidement l’animal ne change rien a l’expérience, mais un crocodile dans une boite …
    je pense plutôt a Alice au pays des merveilles et le chat de Cheshire, souvent evoqué dans la littérature anglo-saxonne traitant de la mécanique quantique, dans un cadre de vulgarisation.

  • Je suis tombée par hasard sur ce post…. Enrichissant, ludique, bien imagé et écrit, merciii !!
    Je comprends déjà mieux la physique quantique et beaucoup de points (noirs/sombres pour moi) évoqués dans ton article me paraissent plus clairs à présents.

  • bonjour .super blog.tres eloquant et enrichissan .cè avk une atention ravissim k jlai lu.Et pour ma part,chimiquement construit je pense k la PQ a klkchos a dire o monde macroscopique.l’avenir nous dira.mercie encor steph.

  • Je ne comprends pas en quoi le fait d’être ici ou là, fait d’un atome qu’il est à deux endroits différents. N’est-il pas simplement à un endroit ou à un autre, sans qu’on puisse dire lequel ?

    • Hello,

      C’est là tout le paradoxe de la physique quantique : si vous “fermez les yeux” et que vous essayez de situer la position d’un objet quantique (un atome par exemple) uniquement avec des math (càd des équations, des calculs, …) alors vous découvrirez selon vos équations que l’objet peut être à plusieurs endroits à la fois. C’est le point de vue des math, et il est impossible à imaginer concrètement pour nous.

      Si au contraire vous oubliez complètement les math et que vous regardez un atome avec vos yeux d’humain, vous verrez effectivement l’atome à un seul endroit. Là où il est. Le problème, c’est qu’on ne peut pas regarder la physique quantique qu’avec nos yeux : on a besoin des maths pour la cerner et pour l’exploiter.

      Du coup, on se retrouve avec un paradoxe : comment concilier la vision mathématique, avec la vision “réelle” ? C’est l’objet de l’interprétation de Copenhague dont je parle à la fin de l’article. Des chercheurs essaient de créer une explication qui satisfait les deux visions.

      • Sans faire appel aux maths, je ne trouve pas difficile d’imaginer une particule non pas comme “un ballon partout en même temps” (inconcevable) mais comme une fluctuation ondulatoire d’énergie, concentrée dans une zone, par exemple autour du noyau atomique. C’est un peu comme la houle qui est une onde qui se promène tranquillement, que l’on ne voit pas, mais qui peut secouer très fort le bateau quand on se la prend de travers : en physique on appellerait ça une mesure 🙂 La “particule-ballon” se manifeste seulement lors d’une interaction, lors d’une mesure, et à notre échelle c’est interprétable comme un objet matériel parce que cela commence à s’en approcher – et pour cause.
        Mais si on commence à l’inverse à imaginer un objet matériel infiniment petit alors c’est sûr que l’on a aucune chance de comprendre quoi que ce soit mais toutes de faire des contre-sens…

    • oui, je voudrais avoir la réponse à la même question : le fait d’être ici OU là OU là ne fait pas de nous des êtres doubles ou triples.

  • En fait il a peut être pensé au chat de wonderland ( Alice au pays de mes merveilles ) avec toutes ses citations : ” je ne suis pas fou, ma réalité est seulement différente de la votre. ” ( un exemple parmi tant d’autres)

  • Des proches, tout comme mon petit moi, se demandaient qu’est-ce la physique quantique.
    Maintenant que vous en avez donné quelques “lumières” (superposables ?) je vais essayer de répondre avec vos explications.
    Néanmoins je vais les relire, avec plus d’attention.
    Merci.

  • J’aimerais simplement attirer l’attention sur le paradoxe produit par les phrases de ce texte qui stipulent d’une part :”Or, les théories quantiques ne peuvent pas être utilisées pour décrire le monde à notre échelle. Elles ne fonctionnent qu’à l’échelle de l’atome. À l’échelle de l’atome, le fait qu’un élément soit tout et son contraire est interprétable (voir l’interprétation de Copenhague). À notre échelle humaine, cela n’a AUCUN SENS et AUCUN INTÉRÊT. Les gourous (ceux des sectes) et les mordus de développement personnel adorent la physique quantique et l’utilisent de plus en plus dans une optique marketing (du gros lol ici par exemple). Ils font dire à la PQ des trucs absurdes du genre “il n’existe pas une réalité mais une superposition de réalités, blabla”. CES GARS LÀ sont des tordus et n’ont rien compris à la PQ.” …PUIS, “Aucune interprétation ne fait aujourd’hui l’unanimité des physiciens.” (concernant la théorie de Schrödinger).

    Donc, en tant moi même chercheurE au doctorat en études et pratiques des arts qui tente d’éliminer la binarité et la subordination hiérarchique des êtres sous l’idéologies patriarcale, hétéronormative et androcentrique (etc) (c-a-d vision purement en terme de dominant/dominé qui persiste encore aujourd’hui), affirmer d’une part que cette théorie est “impensable” et “inapplicable” et totalement “absurdes/aucun sens/aucun intérêt” pour son application réelle, me fait réaliser absolument le contraire!

    Qui sais, les expériences avec les neutrinos peuvent p-e nous apporter d’autres pistes qui fera comprendre que l’ambiguité, le paradoxe, la simultanéité de Schrödinger est en fait tout ce qui compose le monde et la réalité que l’on croit percevoir (tel que peut les penseur tel que Hegel, Schopenhauer ou même Pascal)… car la croyance (pas de manière ésotérique, mais bien sa définition admise) est probablement ce qui nous unis en tant qu’humain tirés de sociétés et de cultures contradictoires. Il ne faut pas oublier que les découvertes scientifiques au cours des siècles nous on fait voir le monde sous les lunettes idéologiques différentes changeants nos conceptions de la réalité. 1-L’humain n’était pas au centre du monde (rupture cosmologie ancienne vers révolution des idéologies des lumières modernes); 2- Que la terre n’était pas au centre de l’univers (Copernic, Galilée…); et que 3- L’humain n’est même pas le centre de lui-même (Freud et la psyché)… L’être et son inconscient (et même les atomes qui nous constituent) peuvent seulement nous éclairer sur l’idée que ce n’est pas parce que c’est invisible que ça n’a pas d’interaction directe avec le monde tel que nous le connaissons. Pour paraphraser Maupassant dans le Horla; Je ne crois pas à ce qui n’est pas visible (dit l’homme). Et le vent? (dis le sage), Tu ne le voit pas, et pourtant, il fait bien bouger les choses que tu vois.”.

    • Peut-être, peut-être pas. Aujourd’hui, la réponse est clairement non. Mais rien n’empêche de philosopher et de conjecturer des choses effectivement. Malheureusement, cela ne fera pas avancer la recherche.

    • “les découvertes scientifiques au cours des siècles […] 3- L’humain n’est même pas le centre de lui-même (Freud et la psyché)”
      Je me permets de vous faire remarquer que les idées de Freud sont tout SAUF scientifiques ! Ses théories ne sont pas démontrées, il s’agit donc de croyances, que l’on peut trouver commodes ou non pour réfléchir à certains sujets mais sur lesquelles on ne peut construire aucune certitude. La notion d’inconscient ne correspond par exemple à rien de biologique, on pourrait y mettre dedans, en vrac, des tas de choses de nature différentes.
      Pour ce qui est des neutrinos… Ma foi il s’agit de particules avec leurs propriétés quantiques : en quoi des expériences avec elles (difficile de trouver pire objet d’expérience…) pourrait apporter quoi que ce soit de valable pour les objets matériels classiques, non quantiques ? Ces objets existent en dehors de notre perception, de notre existence ou de notre idéologie, il ne faut pas confondre l’objet et l’idée que l’on se fait de l’objet. Bref les lois de la physique ne sont pas des idéologies, on ne démontrera pas demain quelles sont fausses mais éventuellement que dans certains domaines particuliers une loi différente peut devenir prépondérante. Par exemple la loi de Newton n’est pas devenue fausse avec la relativité d’Einstein…

  • Super aperçu de la physique quantique expliqué d’une façon vachement compréhensible, moi qui n’y connais rien à la PQ…
    Personnellement je serais plutôt un adepte de la théorie d’Everett concernant la superposition quantique.

    Merci à toi ! 🙂

  • L’être humain peut être bon et mauvais en même temps, le tout et son contraire, à mon sens la PQ va servir à révolutionner notre manière de penser le monde

  • Bonjour et merci pour votre article.

    Dans la citation entre guillemets de Schrödinger vous écrivez “Si mon chat était un objet quantique, je dirais qu’il est à la fois mort et vivant” puis vous écrivez “J’insiste sur la forme : Schrödinger dit que son chat est “mort ou vivant””.
    Schrödinger dit “OU” ou bien “ET” ?
    Merci

  • Bonjour, super article !
    Je suis actuellement en train de me questionner sur l’application de l’histoire du chat de Schrodinger, dans une action artistique. Y’a-t-il des artistes qui ont joué, trituré cette question ?

    • Le Chat de Schrödinger a été joué au théâtre Daniel Sorano à Vincennes (94) du 07/01/2003 au 15/02/2003.
      Pièce de Norbert Aboudarham avec Jean-Louis Baille.

  • bonjour,
    je ne connais pas grand chose, voir rien du tout à la physique quantique mais je trouve ça très intéressant. J’aimerais si vous le voulez bien, avoir votre avis sur les univers parallèles. D’après certains scientifiques, même les meilleurs d’après ce que j’ai compris, les mondes parallèles seraient réelles. J’y crois personnellement. J’aimerais savoir si vous pensez possible qu’il y est des univers parallèles, et si oui si il est vraiment possible qu’il y est des ” doubles ” de nous. Si c’est ” doubles ” existent bel et bien, pensez-vous que quelqu’un mort dans notre univers, peut-être vivant dans un autre ? J’espère vraiment que vous prendrez le temps de me répondre. Car pour moi les réponses que vous me donnerez pourraient beaucoup m’aider. Cela voudrait dire que si les mondes parallèles existent et que nos doubles existent bel et bien aussi, alors il doit y avoir un moyen d’accéder à ces mondes. Et si cela est possible, cela voudrait dire que je pourrais revoir une personne qui a beaucoup compté pour moi. Depuis plusieurs années je cherches un moyen de la revoir sans mourir, et malheureusement je ne voyais aucunes solutions à part celle là. Mais depuis que l’on m’a parlé de la PQ et donc des mondes parallèles, j’ai un espoir, et depuis longtemps je me sens de nouveau heureuse, et pleine d’espoir. Je vous souhaite une bonne soirée et espère que vous répondrez vite à mon commentaire. Je vous remercie d’avance au revoir ^^.

  • Bonjour;
    Merci, votre explication de la mécanique quantique est vraiment claire et très intéressante . j’ajoute entre parenthèse {
    je suis d’accord avec théorie d’Everett qu’il existe peut-être des univers parallèles pour chaque état superposé. L’Homme dans sa tombe pour les croyants il est mort en le mesurant pars nos yeux et vivant par les yeux des anges !}

  • bonjour juste une question il vouler juste demontre que (personne au monde, pas même le scientifique le plus doué, ne serait capable de vous dire à quel moment le mécanisme dans la boite se déclenchera (ou même s’il se déclenchera).c bien ça?

    • Non, il voulait montrer que réfléchir aux phénomènes quantiques en utilisant des objets du quotidien (un chat, une boite) n’avait aucun sens, et menait à des conclusions folles (un chat mort ou vivant, ça n’a pas de sens).

  • C’est dommage de s’arreter la sans parler de la décohérance quantique…

    L’interpretation de Copenhage réfute en effet mathématiquement la théorie d’Everett.

    Prendre le module carré d’une fonction d’onde isolée pour décrire une probabilité de présence et donc une superposition d’état, comme le fait Heisenberg dans son exercice de pensée, n’a aucune réalité macroscopique.

    A notre échelle, les fonctions d’ondes sont combinées et intriquées. Chaque éventualité d’un état superposé interagit avec son environnement ; la complexité des interactions est telle que les différentes possibilités deviennent rapidement incohérentes (d’où le nom de la théorie). On peut démontrer mathématiquement que chaque interaction « déphase » les fonctions d’onde des états les unes par rapport aux autres, jusqu’à devenir orthogonales et de produit scalaire nul. En conséquence, la probabilité d’observer un état superposé tend rapidement vers zéro.

    Il n’y a donc pas de multitudes de réalités parallèles (comme le dit Everett), dont nous serions simplement les observateurs d’une branche des possibles, mais une probabilité gobale qui tend vers une seule réalité à l’échelle macroscopique.

    Voilà je ne suis pas sur que ca aide, mais ca complète peut être un peu 😉

Stéphane

Stéphane Paton

Auteur turbulent, et fondateur de l'Institut Pandore. Je me lasse de tout, sauf d'apprendre et de dire des gros mots. J'écrivais sous pseudonyme (Félix Boussa et Charles Cohle).

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