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Vous êtes trop gentil ? 3 techniques pour devenir le roi des cons

“L’Enfer est pavé de bonnes intentions”. C’est l’expression préférée de ma grand-mère. Plus jeune, j’ai souvent répété cette phrase sans jamais en comprendre le sens. Mais en grandissant, j’ai élargi mon cercle d’amis, j’ai appris à analyser les gens qui m’entourent (les trop gentils et les trop méchants), et j’ai compris.

Cette expression de 1820 signifie que même les meilleures intentions peuvent conduire aux pires résultats.

Voici un top 3 des comportements à bannir/éviter/interdire, parce que même s’ils vous donnent l’impression d’être trop gentil, ils vous nuisent socialement.

1. Arrêtez de vous excuser toutes les 35 secondes

Qu’on se le dise : s’excuser quand on est en tord, c’est bien. Mais s’excuser d’exister, c’est chiant.

Exemple concret : la semaine dernière j’ai retrouvé des amis, et parmi eux, il y avait Victor. Victor est hyper cool mais sa mauvaise manie à lui, c’est de s’excuser toutes les 30 secondes.

La plupart de ses phrases commencent par “ah désolé” ou “excuse moi mais…” .

trop gentil : arrêtez de vous excuser

Victor est le genre de personne qui s’excuse auprès des gros cons qui LE bousculent dans le métro, il s’excuse même lorsqu’il t’adresse la parole. Bientôt Victor s’excusera de la guerre en Syrie, de la famine en Afrique, et du mauvais temps. Bref, c’est insupportable.

Si Victor est si désolé, c’est tout simplement parce qu’il a toujours peur de déranger, peur d’être de trop. Et qu’il manque cruellement de confiance en lui.

Je ne dis pas qu’il faut devenir un connard snob et prétentieux qui ne s’excuse jamais, mais vraiment il y a un juste milieu.

Arrêtez de vous positionner en victime. Gonflez le torse et mettez vous dans le crâne qu’en vous excusant pour tout et n’importe quoi, vous n’attirez pas la bienveillance autour de vous car vous vous mettez vous-même en position basse.

Vos amis les plus bienveillants auront envie de vous secouer, les autres profiteront de votre faiblesse (parce que vous êtes beaucoup trop gentil).

2. Arrêtez de vous plier en 4 pour les autres

Vous dites oui à tout par automatisme, parce que vous ne supportez pas l’idée de faire de la peine à vos proches ? Encore un comportement qui part d’une bonne intention, mais qui peut vite vous nuire.

D’abord, sachez que si vous n’êtes pas capable de dire non, c’est parce que vous accordez une plus grande importance aux désirs des autres qu’aux vôtres.

trop gentil arrêtez de dire oui à tout

Exemple concret : vos amis ont une soudaine envie de faire la fête. Vous êtes celui qui a l’appartement le plus près du centre ville.

En début de soirée, ils vous appellent pour vous demander s’ils peuvent venir diner chez vous avant de sortir. Bien sûr, vous êtes trop gentil et vous n’avez pas su dire non : vous voilà donc à devoir aller faire des courses, cuisiner, ranger votre appartement, dresser la table…

Vous auriez préféré une soirée tranquille devant Friends, ou finir de bosser sur un dossier bien chiant… Mais encore une fois, vous avez dit oui trop vite, sans réfléchir, ni penser à vous même… Et encore une fois, vous êtes blasés parce que vous n’avez pas su écouter vos vrais désirs ou besoins.

Un conseil : si un ami vous appelle pour vous demander quelque chose, au lieu de dire oui tout de suite,  dites lui que vous le rappelez dans quelques minutes.

Raccrochez et prenez 5 minutes de réflexion. Évaluez tous les efforts qu’il vous demande, demandez-vous s’ils sont compatibles avec votre emploi du temps, vos besoins et même votre humeur.

Si vous vous sentez mal à l’idée de dire non, c’est probablement parce que vous gérez mal votre empathie. Cet autre article pourra vous aider :  Trop d’empathie ? Vivez votre empathie sans souffrir.

Ces 5 petites minutes sont vraiment précieuses, elles vous permettront d’être enfin maître de vos décisions.

3. Arrêtez de vouloir à tout prix apporter votre aide (alors qu’on ne vous a rien demandé)

Vraiment, arrêtez. Vous n’êtes pas un super héros, alors arrêtez de croire en vos super pouvoirs. Rangez un peu cet égo mal placé.

trop gentil

Exemple concret : Un de vos amis est stressé parce qu’il a perdu ses clés d’appartement. Tout naturellement (et comme vous êtes trop gentil) vous lui donnez toutes vos astuces pour ouvrir une porte sans faire appel à un serrurier – pour lui rendre service, mais aussi pour mousser votre égo (“hé regarde je sais plein de trucs qui peuvent te sauver la vie !”)

Bon, une fois ça va, mais si vous vous prenez à la fois pour un serrurier, un plombier, un coiffeur, un électricien, en croyant savoir tout sur tout et sauver la planète grâce à vos connaissances ; vous risquez de vous faire des ennemis. 

Bref, arrêtez de vous croire si indispensable et surtout ne la ramenez pas si on ne vous a rien demandé. Rappelez-vous, le monde tourne très bien sans vous et les gens sauront vous demander s’ils ont besoin de vous, et votre aide sera d’autant plus appréciée.

En bref : vraiment, arrêtez d’être trop gentil…

Vous êtes certainement trop bienveillant, trop gentil, toujours à vouloir vous préoccuper des autres… Et vous pensez bien faire. Mais se rendre trop disponible pour les autres peut parfois vous jouer des tours : soit énerver vos amis ou attirer les profiteurs, soit vous empêcher pleinement de faire ce que vous voulez.

Alors pensez d’abord à vous avant de vouloir vous occuper des autres, et lorsque vous serez vraiment disponible et en accord avec vos décisions, vous verrez que vous prendrez davantage plaisir à rendre service autour de vous.

Doria

Doria Messaoudene

Rédactrice — diplômée en littérature, passionnée de philosophie et de plein de trucs cool qui font réfléchir.

3 commentaires

  • c’est facile à dire mais pas à faire.
    il est vrais que l’on a l’impression d’être utile et ça nous valorise a nos propre yeux, a ce demandé si finalement nous le faisons pas dans ce sens plutôt que pour vraiment rendre service.
    peut être aussi que être trop gentil nous permet de ne plus penser a nos propres problème que l’on arrive pas à résoudre et nous permet aussi avec conscience de tester si l’autre est un ami ou un abuseur qu’il faut se débarrasser, un test en quelque sorte.
    vous vous rendez compte de la prise de tête que s’est de ce poser toutes ces question? finalement cela nous rajoute un problème de plus que j’arrive pas à résoudre,impossible pour moi de ne pas être gentil avec les les gents qui à mes yeux le méritent, mais on ne peux pas porter toute la misère des autres sur nos épaules, pour cela il faut déjà bien ce connaitre pour savoir nos limites.
    plus on vieilli plus on change et on ce découvre une autre personnalité à exploré mais le temps de le faire on à encore vieilli, alors si on ne passe pas un peu de temps à aider les autres, on se noie dans un égoïsme à se chercher et s’analyser, un vrais cercle vicieux.
    merci de m’avoir lu
    Patrick 50 ans alcoolique abstinent (pour info)

    • Bonjour Patrick ou Bernard 🙂

      Merci pour votre commentaire riche en réflexion. Vous avez en effet pointé du doigt toute la difficulté et le cercle vicieux dans lequel on se trouve quand on est “trop gentil”. Certes, c’est rassurant pour soi-même de faire le bien autour de nous, mais comme vous l’avez dit, on ne peut pas porter toute la misère du monde sur nos épaules… Tout cela n’est qu’une question d’équilibre.
      Le seul conseil que je puisse vous donner c’est d’être vous-même : si vous êtes de nature généreuse, continuez, c’est tout à votre honneur. Mais pour votre bien-être, ne vous oubliez pas, pensez aussi à vous, et aidez les autres seulement quand cela est en votre pouvoir… Et tout ira bien 🙂

      Bonne journée à vous, à bientôt !

      Doria

  • Je me rend compte que je suis (plus ou moins) concerné par tous ces cas mais… franchement je peux pas m’empêcher d’aider qqun quand je vois que cette personne est “dans la merde” encore plus quand c’est qqun a qui je tiens et oui ça en énerve certains mais malgres ça je dois carrément me retenir de les aider et ne pas les aider me fais généralement plus de peine que de bien…

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